Parce qu’il est 11h52. Parce qu’il faut ABSOLUMENT que je fasses mon lavage. Parce que je sais qu’inévitablement, je vais avoir faim et que je devrai me faire à manger. Parce que je dois, fondamentalement, aller prendre ma douche. Pour affronter toutes ces épreuves, et bien-sûr pour les retarder, je me dois de prendre un café. Ma cafetière torche tellement, de toute façon!
Dans la liste des meilleurs appareils électroniques de chez moi, il y a, en ordre :
1- Mon Mac
2- Ma cafetière
Non, je ne philosopherai pas sur ma cafetière. Je vais faire un poème dessus :
Ma cafetière
par Gaube Ledoux
Lorsque tu es là, je me sens bien
Tu me donnes l’heure sur ton cadran
Tu me donnes la vie, tu me donnes le temps
Ou tu me donnes un café colombien
Tu ne demandes jamais rien en retour
Tu n’agis seulement que par amour
Ou bien ce n’est que programmé dans tes circuits
Peu importe, tu es mon électroménager favori
Et si jamais je dois me lever de bonne heure
Je te donnes une mission, je te donnes une heure
Et tu répondras affectueusement à ma demande
À l’heure que j’aurai choisie
À n’importe quelle heure, jour ou nuit
Tu répondras affectueusement à ma commande
Merci beaucoup d’aimer mon texte. À toutes les fois que je me fais du café, je me sens un peu plus dans le futur… Ou du moins, dans le futur vu par le film «Retour vers le futur». Vous savez, la machine du professeur qui lui prépare son déjeuner automatiquement, branché avec un cadran! Eh bien, mesdames et messieurs, ma cafetière est programmable pour faire mon café automatiquement, sans que je sois là, à n’importe quelle heure! C’est ça, le futur!
Donc, 11h52 (il est un peu plus tard que ça à l’heure où je l’écris, mais j’en ferai abstraction), je viens de me faire un café et je prévois écrire sur mon blog. Il faut, avant tout, que je vous précise qu’avant de partir, jeudi midi, j’ai eu un empêchement. Je n’ai pas fait ma vaisselle. Il ne me reste donc plus beaucoup de tasses. Normalement, je bois toujours dans la même tasse. Je suis un homme fidèle, que voulez vous. J’ai affectueusement adopté une tasse avec des dessins de différentes sortes de baleines, avec leur nom écrit en dessous. J’aimais le côté éducatif de cette tasse. Mais j’aimais surtout le fait qu’il y a une baleine, quelque part sur Terre, qui s’appelle une «sperm whale». Et, heureusement, elle est bien répertoriée sur ma tasse. Je la prendrai en photo et je la mettrai sur ce blog si vous êtes sages… Mais, à l’heure où je vous écrit (un peu plus tard que 11h52), ma tasse de baleines est sale. En fait, je dis MA tasse, mais c’est la tasse à Kevin Houle. C’est pourquoi j’ai dis «adopté», plus haut.
Je dois donc utiliser une autre tasse, une que je ne connais pas. Je suis un peu insécure (disons que j’étais TRÈS peu insécure. Sur une échelle de 1 à 8 d’insécurité, 1 étant le plus faible taux, 0 étant parfaitement neutre, je dirais que j’étais à 1,49). Je ne connais pas toutes les tasses de mon appartement. Il y en a beaucoup qui nous ont été données par des personnes que je ne connais pas. C’est Kevin qui a amené la plupart d’entre elles. Je fouilles un peu. Et je trouve un trésor : UNE FUCKIN’ TASSE TQS! Colin va être jaloux. Il y a même la signature de Jean-Luc Mongrain dessus. Et derrière, vous ne savez pas ce qu’il y a? Oui, oui, le logo Wal-Mart!!! Ah, pis d’la marde. Je la prend en photo :
C’est le genre de tasses qui ne s’achètent pas. On les trouve, on est heureux. Ma tasse sperm whale a une sérieuse compétition. Les tasses, c’est comme les enfants, on en aime toujours plus une que les autres.


