Archives pour septembre 2007

Pamplemousse

Jeudi, 6 septembre 2007

Le pamplemousse, quel fruit atroce. Qui aime vraiment le pamplemousse? Au plus, on peut être indifférent au pamplemousse, mais aimer ce fruit, non. Personne ne dit : «J’adore le pamplemousse, c’est vraiment mon fruit favori!» C’est normal, c’est dégueulasse. C’est amer. Ce n’est même pas sucré (c’est pourquoi on met du sucre dessus, pour mieux le faire passer). Ça prend une cuillère spéciale pour le manger.

Bon, ok, je vous vois déjà venir : «Gaube, on s’en câlisse vraiment des pamplemousses, parles-nous donc de tes tasses à la place…» Vous allez voir. Mon article sera autant intéressant/inutile que les autres!

La semaine passé, je reviens à Montréal après une absence de 4 ou 5 jours. J’arrive un dimanche. Je sais ce qui m’attends : un bordel. Restes de poutine dans le salon. Reste de coke (la boisson gazeuse!) dans le salon. Plancher du salon que j’avais lavé avant d’arriver sale. Cuisine pleine de vaisselle sale. Cannettes de liqueur au pamplemousse. Table de la cuis… quoi? Liqueur au pamplemousse? Pamplemousse? Liqueur? Au?

J’avais vu ces canettes à vendre à l’épicerie… Elles étaient à la porte de sortie. En caisses de 12, jamais je ne m’achèterai ça. De toute façon, au pamplemousse, quel blasphème! Mais la société de consommation est ainsi faite qu’à chaque objet qu’on regarde, soit dans un magasin, un vêtement, un dépanneur, un spectacle, un bar, TOUT, nous cause un doute. On se demande toujours «est-ce que je peux l’acheter?». Ensuite, on se demande «est-ce que je VEUX l’acheter?». Parfois, c’est le contraire. On se demande si on veut acheter l’objet avant de savoir si on peut. Comme une guitare. Mais les gogosses, les bebelles, les cossins inutiles… le monde de la consommation…

Ça l’air bien simple comme ça, mais ça se fait tellement vite. On ne s’en rend même plus compte. À tous les objets qu’on regarde, on se demande si on peut l’acheter. En tout cas, je parle pour moi, mais je ne dois pas être seul. Donc, en l’espace d’un dixième de seconde, je désirais ces canettes de liqueur au pamplemousse. Seulement un dixième de seconde. Si vite que je ne m’en suis pas rendu compte. Mais lorsque j’ai vu une canette, déjà ouverte de quelques heures à peine, presque pleine, dans mon frigedaire… mon subconscient s’est souvenu de ce dixième de seconde. Et il m’a même poussé à en boire une ou deux gorgées.

J’ai succombé. J’ai bu une gorgée. Pour me déculpabiliser, je me disais que tout le bordel dans lequel l’appartement était valait bien une gorgée de liqueur au pamplemousse comme dédommagement. Mais le fait est que j’en ai bu une ou deux de plus. Sur ce blog, mesdames et messieurs, j’avoue publiquement que j’ai volé. Et je dois même dire que, et c’est le plus terrible, j’ai très peu de remords.

«Plus terrible», boaf. J’exagère. Ce qui est vraiment terrible, c’est que j’ai AIMÉ ÇA! Mes valeurs, elles sont où? C’est terrible! J’ai aimé un câlisse de pamplemousse!

À SUIVRE…

Inacceptable

Mardi, 4 septembre 2007

Attention : je vous aurai avertis! Ce post n’est pas pour les âmes sensibles. Je vais repousser des limites. Des limites de l’acceptable, ou de l’inacceptable. Si vous connaissez ma grand-mère, vous fermez votre geule et vous ne lui parlez plus jamais de votre vie, de peur que vous vous échappiez et qu’elle soit au courant de ce texte.

Vous savez, il y a, comme dans la musique, des courants underground d’humour. Chacun de ces courants ont des idéologies quelconques (on ne les énuméreras pas, ça serait bien trop long et par conséquent, bien trop forçant). L’un de ces courants, c’est les jokes de bébé morts.

Pourquoi les jokes de bébé morts, c’est drôle? Peut-être parce que c’est inacceptable. C’est absurde. Ça écoeure plein de monde. Ça défie les normes. Mais parfois, entre deux bières au bar, on se raconte une bonne blague de bébé mort, et l’on se fait regarder croche. On a fait quelque chose de mal. Eh bien, j’ai la conviction, au fond de moi, que l’on peut faire bien plus inacceptable que des jokes de bébé morts. Aujourd’hui, sur ce blog, je repousse les limites et je débute un nouveau mouvement underground d’humour. Les jokes de femmes enceintes. Mortes.

Voici 3 blagues pour débuter le mouvement en force :

Combien de coups de bâtons ça prend pour tuer une femme enceinte? Ça dépend si elle est enceinte de jumeaux.

Sais-tu ce qui est drôle lorsqu’on tue une femme enceinte de 9 mois. La chambre du bébé était déjà toute peinturée. Avec amour.

Comment fait-on pour surprendre une femme enceinte avant de la tuer? Tu la maries.

Ça y est. Le mouvement est parti. Maintenant, entre 2 bières, les gens pourront se raconter des blagues de bébés morts sans aucune gêne, puisque les limites de l’inacceptable auront été repoussées.