1877. Début de la commercialisation du téléphone aux États-Unis. Une révolution dans le monde des communications. Dorénavant, la vie de votre matante dont vous vous câlissez n’aura plus de secret pour vous. Dorénavant, votre vie pourra à tout moment être interrompue par une sonnerie agressante. Dorénavant, les humains se sépareront en deux clans : ceux qui aiment parler au téléphone, ceux qui n’aiment pas parler au téléphone. Je projette une guerre de cécession d’ici quelques dizaines d’années. ABOLISSIONS L’ESCLAVAGE… au téléphone.
Yes – Close to the Edge. Un album fantastique. Je le réécoute. Ça fait 2 ans au moins que je ne l’ai pas écouté. Je le connais presque par coeur encore aujourd’hui. Stravinsky par ci, Hendrix par là, du jazz, du country. Sont malades ces gars-là. L’intro de l’album avec le bout un peu chaotique, en polytonalité. Un genre de sacre du printemps mais en 4/4 avec un drum et du synthé. 3min21. Ma mère appelle. Juste une minute. Mais rendu à 4min21, j’avais perdu le fil, le beau développement.
Mes parents ont pas internet encore. C’est pourquoi je bitch sur eux sur mon blog, c’est un moyen de pression. Y savent à peine c’est quoi un blog, ben ils vont le savoir.
Les emails et la messagerie instantanée nous permettent de ne pas déchirer l’instant présent. C’est toujours le mauvais moment quand on m’appelle. Je le sais c’était quoi le secret de Bach, y’avait pas de téléphone. Combien de tounnes que y’a composé, 1600? J’ai au moins été téléphoné 1600 fois dans ma vie. 1600 élans d’inspirations déchirés! Je serais riche aujourd’hui.