Ébauche sur l’idée du beau

jeudi, 1 juillet 2010

C’est intéressant que j’aie fini par tomber sur un livre en ligne, cet après-midi, qui parle de cette idée du beau en art. Le livre s’appelle ART BEAUTY AND PORNOGRAPHY : A JOURNEY THROUGH AMERICAN CULTURE par Jon Huer. Je ne l’ai pas lu au complet, mais bon, j’en parle déjà tout de suite. J’ai arrêté au moment où il définit l’art (je trouve ça con, tenter de définir l’art, mais bon, on ne lui en veut pas trop d’être sociologue).

Jon a avancé considérablement mon raisonnement sur la place du «beau» en art. Il considère que ça n’a jamais été à l’art de faire du beau. Du beau ne naît pas l’art.

Le beau, c’est ce qui est agréable à nos sens. C’est ce qui nous donne du plaisir sensoriel. Un coucher de soleil est beau. Une femme nue est belle. Du coup, ce n’est que par puritanisme que l’on considère la pornographie comme étant laide. La pornographie, c’est l’étude du beau par excellence, puisque c’est ce qui stimule l’expérience la plus prenante chez l’être humain selon Freud, soit la sexualité.

Selon lui, l’art est comme la philosophie, la politique ou la religion : une tentative par laquelle l’artiste tente de convaincre ses récepteurs d’adhérer à sa vision du monde. Beethoven nous présente sa vision du monde. D’ailleurs, une symphonie d’une heure est exigeante, nous fatigue par sa complexité et l’attention qu’on doit lui porter. Ce plaisir est plutôt intellectuel. Il y a bien sûr part de plaisir sensoriel lorsque j’écoute une symphonie, mais du même ordre que lorsque j’écoute les oiseaux très tard dans la nuit. Je ne vois pas pourquoi j’écouterais du Beethoven si ce n’était QUE sensoriel, puisque la nature me donne des expériences acoustiques bien plus diversifiées que celles d’un orchestre symphonique.

Je ne suis pas vraiment d’accord avec tout ce que dis Jon dans son livre. Tout d’abord, l’œuvre musicale la plus récente dont il parle est la symphonie inachevée de Schubert (composée en 1822). Ensuite, au terme convaincre, je remplacerait exposer. Nuance. Ensuite, est-ce que Bach voulait vraiment dire quelque chose en écrivant ses fugues? Notre conception de l’artiste s’est incroyablement modifiée au cours des années. Par exemple, Stockhausen croyait que la société moderne n’avait plus besoin d’artistes (il considérait l’art pop comme primitif).

Néanmoins, je crois que c’est une bonne piste de réflexion sur ce fameux «beau» que l’on parle toujours en art.

Écoutons maintenant la grande fugue de Beethoven. Est-ce réellement beau? Est-ce que ça stimule vraiment nos sens? Ou est-ce notre intellect?

Non au téléphone

dimanche, 7 mars 2010

1877. Début de la commercialisation du téléphone aux États-Unis. Une révolution dans le monde des communications. Dorénavant, la vie de votre matante dont vous vous câlissez n’aura plus de secret pour vous. Dorénavant, votre vie pourra à tout moment être interrompue par une sonnerie agressante. Dorénavant, les humains se sépareront en deux clans : ceux qui aiment parler au téléphone, ceux qui n’aiment pas parler au téléphone. Je projette une guerre de cécession d’ici quelques dizaines d’années. ABOLISSIONS L’ESCLAVAGE… au téléphone.

Yes – Close to the Edge. Un album fantastique. Je le réécoute. Ça fait 2 ans au moins que je ne l’ai pas écouté. Je le connais presque par coeur encore aujourd’hui. Stravinsky par ci, Hendrix par là, du jazz, du country. Sont malades ces gars-là. L’intro de l’album avec le bout un peu chaotique, en polytonalité. Un genre de sacre du printemps mais en 4/4 avec un drum et du synthé. 3min21. Ma mère appelle. Juste une minute. Mais rendu à 4min21, j’avais perdu le fil, le beau développement.

Mes parents ont pas internet encore. C’est pourquoi je bitch sur eux sur mon blog, c’est un moyen de pression. Y savent à peine c’est quoi un blog, ben ils vont le savoir.

Les emails et la messagerie instantanée nous permettent de ne pas déchirer l’instant présent. C’est toujours le mauvais moment quand on m’appelle. Je le sais c’était quoi le secret de Bach, y’avait pas de téléphone. Combien de tounnes que y’a composé, 1600? J’ai au moins été téléphoné 1600 fois dans ma vie. 1600 élans d’inspirations déchirés! Je serais riche aujourd’hui.

La mauvaise programmation va me rendre dingue

samedi, 5 décembre 2009

L’ordinateur est un outil fantastique. Y’a pas un média sur terre qui va me faire croire qu’internet est une mauvaise chose. Je crois qu’on devrait pouvoir voter par internet. Oui, la musique et les films sont piratés. Mais au moment de l’invention de l’imprimerie, je vous garantie qu’il y a plusieurs moines qui étaient en tabarnak de perdre leur job. Est-ce qu’on a arrêté d’écrire des livres pour autant? Non. Y’a toujours un mauvais côté à la médaille.

Je ne veux pas parler d’internet, je veux parler d’informatisation au sens plus large. Il me semble qu’à l’aube de 2010, on devrait avoir dépassé l’époque baroque en informatique. Vivement l’informatique courtois!

Et pourtant! Tout le monde me trouve chialeux quand je parle d’informatique. Je vous garantie que dans 50 ans, j’vais avoir l’air d’un précurseur!

1- LES CLICS INUTILES

Oui! Je réclame des logiciels intelligents qui ne nous demandent pas de cliquer inutilement.

Mon exemple favori : finale. C’est un logiciel de notation musicale qui est le standard dans l’industrie. C’est un très mauvais logiciel, vraiment mal fait, qui vaut 300$. Il fait des absurdités. Par exemple, si on écrit beaucoup de notes dans une mesure et qu’on a le malheur de ne pas changer le time signature, finale va nous empiler toutes les notes unes par-dessus les autres, et mettre d’autre notes fantômes dans une autre mesure ou parfois hors de la page.

Les utilisateurs du logiciel me diront : «tu as mis trop de notes dans ta mesure en 4/4, c’est pour ça que le logiciel ne fonctionne pas comme il faut.»

NON! Faire des absurdités comme empiler des notes ou les foutre dans l’autre mesure, c’est pas une bonne façon de réagir quand il y a trop de notes. Moi, j’aurais fait entrer les notes de trop dans la mesure, avec un espacement acceptable, et je les aurais mises en rouge. Pour les compositeurs contemporains, j’aurais mis une fonction dans les option «ne pas mettre en rouge les notes en trop.» Personne sur Terre ne veut d’une partition comme l’exemple ci-haut. Alors pourquoi le logiciel le fait? Un bon logiciel n’a pas à se faire corriger par l’utilisateur, c’est le contraire qui doit arriver.

Le startup de finale me fait rire à chaque fois. Lorsqu’on ne branche pas le clavier midi, on a droit à un avertissement du logiciel qui, en passant, STOPPE LE CHARGEMENT!!!

OK. Tout ce qu’on à répondre, c’est OK. Pas annuler, quelque chose, une autre option. Comme si j’étais trop cave pour me rendre compte que mon clavier n’est pas branché. Je suis à l’école, espèce de logiciel stupide, je le sais que mon clavier midi n’est pas branché. Et puis de toute façon, même si je ne m’en étais pas rendu compte, je vais bien m’en rendre compte plus tard, et je le brancherai en cours de route. Pourquoi stopper le chargement du logiciel pour ça?

Une panoplie d’antivirus sur Windows, et Windows lui-même font ce genre de conneries. Sur l’ordinateur à mon père, à toutes les fois que je branche ma clé USB dans son port USB 1.0, Windows XP semble trouver pertinent de me dire «qu’un port USB 2.0 irait plus vite.» Je le sais, à TOUTES LES FOIS que je branche ma clé, j’ai à cliquer sur «ne plus afficher ce message», ce qui échoue évidemment à chaque fois.

Je le sais que mon antivirus est mis à jour le lundi, j’ai cliqué sur l’option «mettre à jour tous les lundis». Pas obligé de me le rappeler pendant que j’étais enfin en train de réussir ma take de drum machine. Au pire, envois-moi un email.

Vous comprenez le raisonnement?

2- LES BASES DE DONNÉES QUI NE PEUVENT PAS SE CHANGER

Ça fait 200$ que je perd, dans ma vie, pour des conneries informatique. En voici l’historique :

160$, koodo mobile

Mon colocataire de l’époque, n’ayant pas payé ses factures de téléphone depuis 6 mois, a réussi à nous faire couper la ligne. Je me suis donc retrouvé devant l’obligation d’avoir un téléphone cellulaire comme seul téléphone.

Je prend le forfait «5 amis». J’ai les appels illimités avec 5 numéros, partout au Canada. C’est bien pratique pour parler à papa-maman sans se faire arnaquer à 30 cent la minute.

Je me suis alors rendu compte que j’avais pas beaucoup d’amis. Appart papa et maman, il me restait 3 autres amis à ajouter à ma liste de 5. Comme beaucoup d’autre gens de ma génération, je communique par email et messagerie instantanée (msn messenger étant un autre exemple de programmation de merde qui est le standard dans l’industrie). Je ne connais pas le numéro de téléphone de mes amis par coeur.

Alors j’achète le téléphone, et décide de mettre mes 5 amis plus tard, lorsque je serai chez moi et qu’ils me l’auront communiqué par email.

C’est ce que je fais. Mais vous savez quoi? Les 5 amis n’allaient fonctionner qu’au début de l’AUTRE MOIS. C’est écrit nulle part, mais c’est comme ça que ça fonctionne, ça l’air, parce que mon mois avait commencé il y a deux heures, au moment où la petite madame a ouvert mon compte.

Mais à ce moment-là, je ne le sais pas, moi. Alors parle-parle, jase-jase avec papa-maman à 80¢ la minute pendant un mois. Oui, oui. 30¢ pour l’interurbain et 50¢ parce que j’ai dépassé les minutes incluses dans mon forfait. Facture à la fin du mois : 280$.

Appel immédiat au service à la clientèle. Je passe 3 palliers hiérarchique pour finir par me faire créditer 120$ seulement. Pourquoi? Parce que je pouvais justifier mes appels sortants, étant donné qu’ils étaient entrés dans la base de donnée. Mais comme je n’ai pas l’afficheur à ce moment-là, il n’y a aucune preuve que les numéros entrants font partie de mes 5 amis. «Ouais pis? je vous le dis, moi. C’pas mon problème si votre base de donnée est conne.» Ça l’air que même s’ils voulaient me faire un crédit, «le système informatique ne pouvait pas le faire.» Rien, rien, rien à faire. Le système ne voulait pas me créditer le reste, alors personne ne pouvait rien faire.

Pis c’est tellement intelligent les compagnies de cellulaire. On ne peut pas garder le même téléphone et changer de compagnie, ça l’air, même si c’est un modèle que la compagnie offre. Il faut en acheter un autre.

On s’entend que j’avais vraiment envie de changer de compagnie. Mais au moment où j’ai le 160$ à payer, je n’ai pas les moyens de m’acheter, en plus, un autre téléphone. Et puis pas question de prendre un forfait de trois ans!

Alors on ferme sa geule, on appelle Papa pour lui dire qu’on s’est fait fourrer par Koodo mobile et qu’on a besoin d’argent pour payer.

40$, caisses desjardins

C’mon, 40$ pour un chèque sans fond. Il me manquait 6$, et il y avait amplement ce qu’il fallait dans mon compte épargne pour payer. Pis ça a fait quoi, comme tort à Desjardins, qu’il manque 6$? Comment on justifie ces frais de 40$? On est pu en 1903. C’t’un logiciel qui a géré mon 6$ qui manque. À peu près 1 ligne de code :

if «montant du chèque» > «argent dans le compte chèque», then «payer la personne le montant du chèque» and «charge 40$ de plus le compte chèque».

J’vas vous faire un beau code qui m’aurait sauvé 40$, moi.

if «montant du chèque» > «argent dans le compte chèque», then «regarder dans le compte épargne»

……… if («argent dans le compte chèque» – «montant du chèque») < «argent dans le compte épargne»,

then charge («argent dans le compte chèque» – «montant du chèque») at compte éparge and charge «argent dans le compte chèque» at compte chèque.

Voilà. 3 lignes de code.

Ça coûte absolument rien à Desjardins, un chèque sans fond. On est en 2009. Ce 40$ est un archaïsme!!!

Bon je vais aller me dépomper, je vais dîner.

Merci,

Gaube

Le talent

dimanche, 18 octobre 2009

Suite à cet article.

On ne demandera jamais à un médecin d’avoir un talent brut pour pratiquer tout de suite sans avoir de diplôme. Tout le monde comprend que devenir un bon médecin, ça prend du temps et beaucoup d’efforts. Et le temps, c’est de l’argent. C’t’à ça que ça sert, les prêts et bourses, ça sert à laisser le temps aux étudiants de se consacrer entièrement à l’apprentissage de leur domaine.

Dans l’article ridicule de monsieur Descôteaux, j’y perçoit une croyance générale : être artiste, tu l’as ou tu l’as pas. T’as pas besoin de subventions, t’as pas besoin de passer ta vie à faire ça. Non, t’as juste besoin d’avoir du talent et youppi! Un vidéo sur youtube qui poigne! T’es pas content?

Comme si être artiste, c’était pas un métier qui s’apprend comme les autres. Tu prends une guitare et paf! Une toune. Et elle poigne en plus, tout le monde la download. Ça en fait des choses à dire pendant tes shifts de doorman au St-Sulpice. T’es vraiment chanceux.

Ça prend des années et des années devenir un bon artiste, comme devenir un bon médecin, ou un bon architecte. Sauf qu’on passe pleins d’années et de subventions à créer quelque chose qui ne sert à rien.

Parce que sans art, on peut continuer de vivre, ça l’air. Parce que tout ce que ça prend à un humain pour vivre, c’est de la bouffe, de l’eau, de l’air. Parce qu’un humain, ça fait juste pisser, chier pis dormir. Pis quand on est pu capable de pisser, de chier ou de dormir, ben ça nous prend un médecin pour continuer. That’s it.

Moi quand je me couche le soir, je ne pense pas à quand j’ai pissé, chié ou dormi. «J’ai passé une belle journée, aujourd’hui, toutes mes fonctions vitales ont été accomplies.»

Remarquez bien que ça m’arrive de me trouver chanceux d’avoir au moins ça. Je pense aux pauvres du tier monde qui n’ont même pas de toilette pour y pisser et y chier. En fait, y’ont même pas de bouffe, alors y’en ont pas besoin.

Quand on dit que y’a plein de talent au Québec, c’est vrai et c’est faux. Y’a pas plus de talent au Québec qu’en Afrique. C’est juste qu’ici, ça nous arrive de donner 10 000$ à un artiste pour qu’il passe un an de sa vie (deux fois sous le seuil de la pauvreté) à se consacrer entièrement à l’art. Au fil des années, il devient un bon artiste. Les Africains n’ont pas ça, et ÇA, je trouve ça encore plus terrible que n’importe quoi d’autre. Ils ne vivent que pour pisser, chier et dormir, et sont constamment dans une situation précaire, en mourant un jour sans devenir quelqu’un. Parce qu’avoir un travail qu’on aime, c’est donner un sens à sa vie, et tout le monde devrait avoir le droit de donner un sens à sa vie.

Quand je lis des articles stupides dans le journal, je me dis que pour faire un article aussi médiocre, l’auteur ne doit pas aimer son travail, ou pire, n’avoir aucun désir de dépassement de soi. Cette personne n’a pas trouvé de sens à sa vie.

Cette personne met ses petites priorités individuelles de l’avant. Parce que lui, s’il trouve que l’art ça sert à rien, personne devrait prendre une partie de son cash pour en faire un professionnel. Tant qu’à moi, si tous les chats de la terre crèveraient, j’en aurais rien à foutre. Est-ce que les vétérinaires sont constamment en train de se faire traiter de quêteux dans les médias à cause que ça prend des subventions pour faire d’eux des professionnels?

Vas donc chier, David Descôteaux. Tu ne m’enlèveras pas le droit d’avoir un métier que j’aime.

Merci,
Gaube Ledoux

Critiques 1

lundi, 12 octobre 2009

Moi et Kevin avons décidé de s’envoyer mutuellement des tounes qu’on ne connaît pas pour les critiquer sur notre blog. Voici trois tounes que je critiquerai.

Ta geule!
The Ting Tings – Shut Up And Let Me Go

The Ting Tings est un groupe qui m’est tout à fait inconnu. Tout ce que je sais c’est que c’est un duo britannique. Shut Up And Let Me Go est assurément une pièce danse qui puise son inspiration dans plusieurs époques. On reconnaît un ligne de guitare très funky plutôt 70, une influence du disco et des synthétiseurs des années 80 et 90.

Dès le début de la pièce, on danse à coup sûr grâce au petit riff de guitare funky qui me fait penser un peu à du Daft Punk. S’en suit alors la première partie du couplet où il n’y a que du drum et la chanteuse qui chante des paroles amusantes. La deuxième partie du couplet est très divertissante avec le son de DX7 des années 80 qui donne un son bien cheezy qu’on aime. S’en suit un prechorus assez standart (I ain’t freeking I ain’t faking this), puis une barre de reprise nous ramène au riff de guitare. On répète le tout, et on rejoue le riff de guitare.

C’est après cette répétition où ça se gâte. Le bridge reste dans la même tonalité, avec la même ligne de basse, on baisse de dynamique (plus doux). Trop peu d’arrangements et de sons intéressants me permettent de tenir mon attention en éveil. On finit la pièce sur une moitié de couplet, en nous laissant sur notre faim. On aurait voulu une orgie de synthé des années 80, un riff ultra-dance, la chanteuse qui crie, etc. Dommage, parce que le début groove en sale!

Bombe espagnole
The Clash – Spanish Bombs

Ça fait des milions de fois que Kevin me parle du légendaire album double London Calling du groupe-culte The Clash.

Je vais vous avouer que ma première écoute n’a pas été charmante avec Spanish Bombs. Mais je lui ai donné plusieurs chances (au moins une dizaine d’écoutes). Malheureusement, plus je l’écoute, moins je l’aime. Ça ne m’empêchera pas de faire une critique constructive.

La pièce commence sans intro, sans fla-fla, tout de suite au thème principal, ce qui est quelque chose que j’apprécie. Ensuite, couplet 1 : je suis tout de suite surpris par la voix du chanteur, que je trouve désagréable. Je ne comprend pas les paroles non plus.

Bon bon bon, on entend pas plus les paroles de malajube non plus, et j’aime ça. Bob Dylan chante vraiment mal, et j’aime ça. Et parfois, faut s’habituer à la voix du chanteur.

Vrai. Mais s’il y a des lacunes au niveau de la voix dans ces deux exemples, les pièces sont tout de même renforcées par plusieurs autres éléments musicaux qui en font quand même des bonnes tounnes.

Bon j’en étais où? Ah, au couplet 1. Alors je n’aime pas la voix. (Qui a eu l’idée de la doubler???) Enfin. Un peu d’orgue vient se rajouter à l’instrumentation après quelques mesures. C’est un choix que je trouve un peu quétaine et très cliché. Remarquez que j’ai rien contre les clichés en général, mais je trouve le son d’orgue un peu trop quétaine dans ce contexte-ci.

Le refrain arrive. Mêmes accords, même mélodie, je suis complètement tanné de les entendre. Si j’avais été à leur place, j’aurais fait entrer l’orgue à ce moment-ci, au refrain. Le refrain aurait alors eu un certain impact. Il y a quand même les punchs de guitare qui marquent un changement, mais dans l’ensemble, c’est très plate comme refrain.

Le reste de la tounne n’a aucune progression, les deux minutes restantes m’apparaissent alors comme un calvaire à franchir. Aucun nouvel instrument ne vient s’ajouter. Aucun bridge. Pas de solo. Rien. N’importe quelle musique d’ascenseur évolue plus que Spanish Bombs.

J’ai pris la peine de lire les paroles. Boaf, ça ne capte pas mon attention, peut-être suis-je insensible aux guerre civiles Espagnoles.

Une tounne de Rush
Rush – Limelight

J’aime bien Rush par principe, mais aussi parce que je trouve ça très bien fait. C’est LE band de contenu canadien de CHOM. Ça sonne un peu quétaine, mais pas au sens péjoratif. Juste assez quétaine pour qu’on aime ça et qu’on soit pas gêné de le dire. Et si seulement toute la musique commerciale était aussi bien faite!

Bon, de la façon que j’en parle, ça n’a même pas l’air d’un groupe de rock progressif. Ben, c’est que la pièce que Kevin m’a donné à écouter, Limelight, n’est pas tellement progressive. Ou plutôt, c’est du prog pop. Moi j’ai rien contre.

Intro de guitare qui sonne comme un bon vieux rock’n’roll en 4/4, avec le drum qui accentue les temps 2 et 4 : un bon petit cliché. Mais oups, après seulement quatre mesures, le riff se transforme en 7/4 dans une fluidité surprenante (je gage que plein de gens ne s’en sont jamais rendu compte). Des changements de métrique se produisent tout le long de la pièce (alors ça serait trop long de faire une analyse profonde des changements de métriques).

On remarquera un prechorus avec un joli petit son de guitare bien chorusé (mauvais jeu de mot) qui sonne un peu comme une tounne de Céline. Le chorus, lui, est en double-time avec la distortion qui embarque.

Oui, c’est quétaine. MAIS! Ça marche. Et non seulement ça marche, mais ça marche très bien avec très peu. On n’est pas dans une tounne de Def Leppard ici. Pas d’orchestre symphonique, pas de milions de synthétiseurs. Non, madame. Bass, drum, guitare, voix, et un synthé tout au long de la pièce. Pas 30 000 sons de synthés, UN. Les tounes avec le plus de feeling, des fois, ça prend juste un après-midi à enregistrer.

Et puis? «Y vas-tu parler de Neil Peart, y vas-tu parler de Neil Peart?» On reconnaît le talent musical de Neil Peart dans cette toune-ci : on l’oublie. Y’avait pas de place à un solo de drum incroyable, ou à des quintolets en double croche. Sa partie de drum est bien faite et fit bien avec la toune, that’s it. Un certain Mike Portnoy aurait à apprendre de lui, remarquez bien que ça fit, dans Dream Theater, des solos de drum. Ça nous désennuie.

La révolution virtuelle n’est pas une mauvaise chose

dimanche, 30 août 2009

C’est en lisant cet article dans le devoir que j’ai eu envie d’exprimer mon point de vue sur la question de la révolution virtuelle.

En tant que futur artiste, il est évident que cette révolution fait partie de mes intérêts, surtout que la musique a été l’industrie la plus frappée jusqu’à présent. C’est normal : ça a été la première!

En juin 1999, personne ne semblait se douter qu’un logiciel allait renverser le visage de l’industrie du disque : Napster! On n’a pas tardé à mitrailler le logiciel à coup de poursuites pour le tuer. D’autres solutions de piratage ont alors fait leur chemin : gnutella, kazaa et surtout les torrents. Le piratage de musique existe donc dans les moeurs de tous depuis environ 10 ans. Mais aucune solution n’existait pour télécharger de la musique légalement avant 2003, à l’ouverture du iTunes Store. De récentes études révèlent que d’ici 2010, on prévoit que 50% des ventes de musique se feront virtuellement.

Voici une liste de mes prévisions sur ce changement virtuel :

1. Meilleur contenu

Comme moi et Kevin en parlons souvent, c’est fini l’époque des CD de Brian Adams avec 2 singles et des tounes poches de remplissage. Lorsqu’on achète un album, on sait pas mal s’il est bon ou mauvais. Soit qu’on l’a déjà écouté en entier par piratage, soit qu’on a écouté les extraits de 30 secondes un peu partout sur internet, ou soit qu’on a lu des critiques sur un des centaines de blogs. Grâce au iTunes store, les gens peuvent acheter les pièces à l’unité, nous n’avons plus besoin d’acheter l’album au complet pour obtenir les deux bonnes tounes de l’album. Alors les labels n’ont plus le choix : ils doivent faire des disques de qualité du début à la fin!

2. Argent mieux investi

Lorsqu’on achète un CD, on ne paye pas tellement pour la musique qu’il y a dessus. On paye en grande partie pour la compagnie de disque qui en a fait la publicité, le distributeur et le magasin. Grosso modo, les magasins font environ 50% des profits losqu’ils vendent un album. Le iTunes Store joue le rôle à la fois de distributeur et de magasin et ne prend que 10% des profits. Pas étonant qu’une version virtuelle ne coûte que la moitié d’une version physique. On aime mieux payer nos artistes que Pierre-Karl!

3. Retour du single

Avec les téléchargements à la pièce, on risque de voir réapparaître la mode du single en Amérique, une pratique qui ne s’est pas perdue en Europe. Ceci est une chose très positive pour la musique émergente, car nous n’aurons plus besoin de produire un album au complet pour faire connaître un artiste au grand public. Des dizaines d’artistes sont devenue des stars indie grâce à un single, et sans même avoir d’album! Des dizaines de pièces légendaires de Beatles étaient lancées en single.

4. De plus en plus de labels indépendants

On le voit déjà : l’industrie de la musique indépendante se porte bien. Au Québec, il y a peu de majors. Nos petits majors Québécois sont Audiogram, Tacca, la Tribu, Dare To Care… tous de bons labels qui produisent des disques de qualité malgré moins de moyens financiers que Sony. L’influence des résaux de distribution de moins en moins déterminants pour le succès d’un album font en sorte qu’à peu près tout le monde peut vendre sur iTunes.

5. Pas la fin des majors

Eh non, ce n’est pas la fin des majors. Les gens aiment encore les disques de Céline Dion avec un budget de 500 000$. C’est avec l’argent qu’on fait de l’argent. Ce n’est pas la fin de la publicité non plus. Ce n’est pas la fin des hits radio. Il y aura toujours des gérants avec des bagues sur chaques doigts qui donneront des pots de vin un peu partout pour qu’un artiste soit affiché un peu partout.

6. En route vers plus de cinéma indépendant?

Le cinéma a eu la chance de ne pas trop subir les désastres du piratage à l’époque de Napster : les connexions internet étaient alors très lentes. C’est maintenant chose du passé, et on a tous téléchargé des séries ou des films en torrent. Le iTunes store vend maintenant des films. Est-ce que tous les points positifs énumérés ci-haut auront la même portée pour l’industrie du cinéma? Oui et non.

Une des raisons pour lesquelles il y a de plus en plus de labels indépendants, c’est parce que ça coûte de moins en moins cher de produire de la musique. Fini les rubans qui cassent et l’équipement capricieux. Pour environ 6-7000$ de budget, on avoir un studio maison qui sonne assez bien pour lancer un album.

Le cinéma bénéficie aussi de réduction de coûts d’équipement avec le HD et le coût des disques durs de moins en moins cher. Le coût reste tout de même bien plus cher que pour la musique pour atteindre un niveau professionel : éclairage, décor, caméras, son…

Et je ne parle ici que d’équipement. En musique, on peut faire un disque tout seul en jouant tous les instruments. En cinéma, mis à part quelques vidéos expérimentales, ça prend un éclairagiste, un perchiste, un réalisateur, des acteurs…

Pour avoir une qualité professionnelle, ça va toujours prendre des professionnels, et ça, ça va toujours rester cher. Étant donné que le cinéma requiert beaucoup de ressources humaines, je crois que les producteurs vont encore rôder longtemps dans le décor. Contrairement à la musique, un artiste plein de talent peut rarement s’auto-produire pour faire une oeuvre sans contraintes de popularité imposées par un producteur.

De plus, je suis grandement désolé de constater que le cinéma ne bénéficie pas encore de prix avantageux pour une version virtuelle. Un film se vend environ 20$ sur iTunes, le même prix qu’un DVD.

Peut-être que le cinéma n’est que dans ses débuts dans le monde virtuel! Un jour il bénéficiera des mêmes avantages que la musique. Il faut donc continuer de pirater jusqu’à ce que les grands studios comprennent qu’on en a mare de payer des distributeurs, on veut payer des artistes!

Les égalisateurs

dimanche, 19 juillet 2009

Bonjour à vous tous! Voici un article sur les égalisateurs.

Qu’est-ce qu’un égalisateur?

Un égalisateur, ou equalizer ou EQ, se retrouve sur tous les systèmes de son en groupe de potentiomètres (knob) nommés treble, bass et parfois mid. On retrouve un egaliateur dans les logiciels audio. Par exemple, dans iTunes, on peut le trouver en allant dans fenêtre/egalisateur (option+pomme+2).  Contrairement à un système de son, l’interface de l’égalisateur d’iTunes ressemble plutôt à une série de sliders verticaux avec des chiffres en dessous.

itunes_equalizer

Pour commencer, il faut savoir comment notre oreille fonctionne. Tous les sons que nous entendons sont des variations de pression athmosphérique dans l’air! Ces variations sont un amalgame de plusieurs ondes qui sonnent en même temps. Plus une onde est courte, plus elle est aigue, et plus elle est lente, plus elle est grave. Le son le plus grave que l’on puisse entendre, c’est une onde qui se répète 20 fois par secondes : on dit 20Hz. Le son le plus aigu, c’est officiellement 20 000Hz, donc une onde qui se répète 20 000 fois par secondes.

Si on joue le la central sur le piano, il y aura un son à 440Hz. Le fameux la 440 sur lequel tous les musiciens s’accordent. Mais cette note de piano ne contiendra pas seulement une onde à 440Hz, elle contiendra plusieurs autres fréquences plus aigues. Mais la plus grave sera à 440Hz, ce qui fera en sorte que l’on percoit le son comme étant un la. Un son à 660Hz, c’est un mi.

Tout ce que je veux vous faire comprendre avec ce petit exposé sur les fréquences, c’est que notre oreille entends plusieurs son de plusieurs hauteurs différentes en même temps. Même quand un seul instrument joue, il y a des centaines d’ondes qui sonnent en même temps.

L’égalisateur, maintenant! L’égalisateur détermine à quel volume chacune de ces fréquences sonnent! Sur votre système de son de char, vous aurez sans doute eu le réflexe de mettre le knob bass dans le tapis. Vous entendrez alors mieux le bass drum et la basse dans vos speakers merdiques.

Les différences entre les différents égalisateurs

Tous les equalizers font la même chose : changer le volumes des certaines fréquences. Évidemment, il y a des différences de qualité mais surtout de précision entre différents EQs.

Dans votre système de son de salon avec les knobs bass, mid et treble, le knob bass change le volume de toutes les fréquences entre environ 20Hz et 200Hz ; le knob mid change le volume entre environ 200Hz et 3 500Hz ; et le knob treble change le volume entre environ 3 500Hz et 20 000Hz. C’est très approximatif. Il n’y a aucun standart dans les égalisateurs maison : tous les égalisateurs sont différents et ne modifient pas les mêmes fréquences. Mais c’est pas si dramatique, le knob bass modifie toujous les basses fréquences, le mid les moyennes et le treble les hautes. Il faut voir dans votre manuel d’instruction pour savoir!

Revenons à l’equalizer d’iTunes. Il fait la même chose que l’égalisateur de votre système de son, mais il est beaucoup plus précis. Les chiffres en dessous des sliders, c’est la fréquence autour de laquelle il change le volume (donc il ne change pas une seule fréquence, mais bien toutes les fréquences autour de celle écrite). Étant donné qu’il y a plus que 3 sliders (comme sur le système de tantôt), on peut modifier de plus petites plages de fréquences. L’équivalent du knob treble du système de tantôt, c’est les trois derniers sliders de l’EQ d’iTunes (le 4K, le 8K et le 16K).

Plus on a de pitons, plus on est précis! Donc si vous voyez les knobs hi-mid et lo-mid sur votre système de son, c’est tout simplement que la plage de fréquence des mid est coupée en deux pour vous donner plus de précision.

Pourquoi égaliser un son?

Dans un monde parfait, on aurait pas à égaliser notre son. Mais on est pas dans un monde parfait. Y’a des enfants qui meurent de faim, des pandémies, des guerres et des systèmes de son qui sonnent le cul. Remarquez ben que y’a des choses plus graves que des mauvais EQ. Mais tsé, moi je trouve que c’est un mauvais argument des maudits médecins sans frontières qui nous gossent pour leur donner 8$ par mois. C’pas parce qu’on a une vie genre 1000x mieux que celle des pauvres gens en pleine guerre qu’on a NECESSAIREMENT les moyens de les aider. Crime j’ai un loyer à payer. C’est certain que si je m’achetais du pain blanc à place de mon pain de kamut bio au boulanger du coin, je l’aurais le 8$. Mais tsé, je veux pas faire le martyr pour aider la Terre entière non plus. Ça va faire la morale judéo-chrétienne, j’trouve ça con le sacrifice humain. Ok je vous donnais un petit break de notions d’EQ, je vous promet que le reste va être beaucoup moins technique et plus amusant.

Alors, dans un monde parfait, on aurait pas besoin d’égaliser notre son. Mais on est pas dans un monde parfait. NON MADAME!!! (vous savez déjà pourquoi alors on passe directement à la matière). Tout d’abord, tout le monde n’a pas les mêmes goûts. Les métalleux aiment mettre de la grosse bass dans leur son pour que ça buche plus. Les blueseux aiment bien mettre du mid dans leur son pour que ça soit plus crémeux. On peut mettre du treble pour mieux entendre la voix, ou pour avoir un son plus cristalin. Normalement, un disque de vieux metal a déjà pas mal de bass dans le son. Mais à l’époque des vieux disque de Metallica, c’était pas chose courante de mettre plein de bass dans le son directement sur le disque. Alors on doit monter la bass pour mieux entendre le bass drum et se rendre compte que Jason Newsted jouait pas grand chose. Souvent, les vieux enregistrements des années 40 n’ont pas beaucoup de hautes fréquences comparé à ceux d’aujourd’hui, ça peut donc nous tenter de monter le treble dans le tapis. Essayez pas de mettre plus de bass sur un enregistrement des années 20 : y’en a juste pas!

Ensuite, tous les systèmes de son ne reproduisent pas le flux audio de la même manière. Les speakers font office d’égalisateurs naturels! En effet, deux speakers de compagnie différentes reproduisent le son avec des fréquences différentes mis plus ou moins en évidence par raison d’esthétique ou de cheapité. Par exemple, sur les speakers intégrés du MacBook de ma blonde, y’a juste pas de bass! Quand même ben que tu mets la bass dans le tapis, les speakers sonnent juste pas de bass. N’importe quelle toune de Daft Punk sonne comme de la musique d’ascenseur sur des speakers de MacBook. Sur les speakers à 10 000$ de l’Université, la courbe de fréquence est la plus égale possible : aucune fréquence n’est plus ou moins forte que l’autre. Sur des speakers à 5000$ d’une chaîne hifi, il y a un EQ naturel dans les speakers qui font bien sortir la clarinette pendant le concerto de Mozart. Ben si t’en a rien à foutre de la clarinette dans le concerto de Mozart, tu peux bien compenser pour la courbe de fréquence des speakers avec l’equalizer.

ENCORE PIRE! La salle dans laquelle vous vous trouvez est aussi un égalisateur naturel. Ça vous est probablement arrivé de chanter sous la douche et qu’une note de votre aria d’opéra favori résonne plus fort que les autres. Bien vous avez vécu l’égalisation naturelle de votre chambre de bain! Si vous mettiez votre système de son dans cette toilette, on tenterait de baisser le volume de cette fréquence pour ne pas qu’elle raisonne tout le temps. Il faudrait alors un égalisateur assez précis, plus que celui d’iTunes. C’est pour ça, ENTRE AUTRE, qu’on ne met pas nos systèmes de son dans les toilettes.

Les gros sofa bouffent les hautes fréquences. Les gros manteaux sur le sofa, encore plus. Les trous noirs, vraiment vraiment vraiment plus. Donc on peut vouloir monter le treble si notre futon est particulièrement bouffi.

Ouais mais je m’en calisse

Je sais! Je sais! La plupart du temps c’est pas dramatique, les EQs. Mais voici quelques expériences que j’ai vécues au cours des dernières années. Comme j’ai VRAIMENT besoin d’avoir le dernier mot, je vous les expose.

La phobie de l’égalisation : «C’est comme ça qu’ils voulaient que ça sonne, alors je change pas l’EQ»

La plupart de nos systèmes de son maison sont des chaînes hi-fi, ce qui veut dire que les speakers ont volontairement un EQ naturel pour donner une belle couleur au son. Lorsque l’on enregistre un album, on mix avec des monieurs de studio, avec un EQ le plus égal possible. Le mixage et l’égalisation sur un album, c’est toujours une job approximative. On ne sait jamais exactement comment ça va sonner sur tel ou tel système de son. C’est pour ça qu’on a mit des EQ sur les systèmes de son, c’est pour compenser l’EQ de nos speakers qui peuvent bien ou mal sonner, selon la situation.

«L’EQ que mon père m’a fait quand j’avais 12 ans est écoeurant, depuis ce temps-là je l’ai jamais changé.»

Kevin, Kevin, Kevin. T’as déménagé 4 fois (donc 4 salles différentes, 4 eq naturels différents), et changé 2-3 fois de sortes de speakers. NON!

«Mes speakers 200 WATT sonnent en tabarnak»

C’est assez spécial, le monde de l’audio. 200 watt, ça veut absolument rien dire sur une paire de speakers. Ça veut rien dire sur la réponse en fréquence et surtout pas sur la qualité du son. Même pas le volume, pas directement, du moins. La seule chose que ça veut dire, c’est combien d’électricite que tes speakers prennent et te coûtent sur ton bill d’Hydro.

Le knob bass dans les systèmes de son de char

Le prix de l’EQ le plus rudimentaire que j’ai vu de ma vie va au vieux char à Béland : 2 knobs. Bass. Treble. On est à un knob d’être à un knob de volume! Donc, monter la bass ne montait pas juste la bass, mais une bonne partie des mids aussi. Ce qui fait que ça sonnait juste bouette. C’était la belle époque : personne ne s’en rendait compte pis on trouvait que ça sonnait bien même si ça distortionait.

Les subs dans les chars

Pour ceux qui ne savent pas, un sub, ou subwoofer, c’est un haut-parleur qui fait sonner les sons très graves. Un twitter, c’est pour les sons aigus. Je sais pas trop quoi dire. Trop c’est comme pas assez, tsé. C’est comme trop de frites, un peu de sauce pis pas de fromage pen toute. C’est une question de goût. Mais moi je dirais une question de mauvais goût.

Jugement

samedi, 25 avril 2009

L’autre jour, je me suis rendu compte que je juge beaucoup les gens en fonction de ce qu’ils lisent dans le métro, mais que je ne juge aucunement ceux qui ne lisent rien.

Les étapes d’une démarche (artistique ou autre)

jeudi, 23 avril 2009

Idée initiale
Révolte
2e idée
3e idée
4e idée
5e idée

x+(y^2 x (z + i))/u^(y^(u^(z + i)))e idée
Découragement
Retour à l’idée initiale
Rien faire pendant longtemps
2-3 retouches
FIN

Un article de moins

mardi, 21 avril 2009

C’est le fun publier un article.

Y’a des vieux textes que je suis contants qu’ils ne soient plus sur la page d’accueuil. Le neuf pousse le vieux, comme on dit (on s’épargne le contexte).

Mais avec cet article, c’est Le petit homme qui s’en va. Et ça me fait de la peine. J’aime ce texte.

Alors ça a valu la peine d’écrire un article pour vous rappeler de ne pas l’oublier!